La danse orientale et l’absence de critères physiques

AUCUN CRITÈRE PHYSIQUE N’EST REQUIS

Cet art est l’un des seuls à ne point requérir de critères physiques pour s’y adonner…

Ce qui n’est surtout pas à dédaigner en des temps où seules les femmes au corps filiforme sont valorisées.

Combien de fois ai-je pu contempler en spectacle une habile danseuse, pourtant grasse, exécutant des mouvements bien définis.

L’ensemble était si gracieux que les spectateurs n’étaient nullement indisposés par l’excès de poids de l’artiste.

VIVRE L’INSTANT PRÉSENT

Chacune de ces danseuses vivait sa danse et parvenait, sans aucune peine, à nous communiquer leur passion.

Il faut de nombreuses années d’exercices graduels et de dur labeur pour arriver à présenter, de façon naturelle, des numéros aux mouvements variés. On doit traverser de multiples sessions afin de maîtriser toutes les voies possibles de cet art ancestral, et encore…

La danse orientale possède la faculté de délier toutes les parties du corps et d’ainsi, aider à redistribuer l’énergie d’une façon équitable dans toutes les composantes de ce même corps.

Il en résulte une amélioration visible de la santé, souvent accompagnée de la disparition de nombreux symptômes embêtants, tels que la constipation, les douleurs lombaires et menstruelles, pour ne citer que quelques exemples.

Tout comme dans les classes de ballet classique, mes élèves sont souvent vêtues de maillots noirs, de collants et de souliers demi-pointe et rien, mis à part le foulard enserrant leurs hanches, ne permet de penser qu’elles s’adonnent à une danse autre que le ballet.

Au début, elles viennent souvent pour une mise en forme graduelle. Les mouvements sont doux et faciles à effectuer si, peu à peu, amenés par des exercices préparatoires, ce que je fais toujours.

AU FIL DU TEMPS… DE PETITS MIRACLES…

Au fil du temps, j’observe de petits miracles :

je vois la femme victime de violence reprendre confiance en elle au fur et à mesure que sa posture se modifie; j’assiste à la naissance d’une féminité étouffée par un viol; je ris chaque semaine avec l’ancienne dépressive;je réponds au sourire de l’adolescente complexée renouant avec son corps apprivoisé, et j’en passe…

À mon avis, toutes les femmes de 5 à 85 ans devraient prendre des cours de danse orientale.

Celles d’âge mûr, retrouveraient une vigueur et une élasticité complètement oubliées et découvriraient avec joie que leurs petites poignées d’amour servent à mettre en évidence l’un des plus beaux mouvements de la danse orientale : le shimmy.

Les femmes enceintes prépareraient leur corps au travail de l’accouchement en pratiquant certains mouvements favorisant, le moment venu, l’ouverture des os du bassin et ayant le pouvoir d’amoindrir la douleur.

Les adolescentes cesseraient de vouloir à tout prix ressembler à un fil de fer et béniraient leur formes rondes et combien féminines.

Et surtout, surtout, toutes ces femmes découvriraient en elles une douce sensualité les amenant à ressentir une confiance en soi, jusque là insoupçonnée.

Peut-on se faire plus beau cadeau, à une époque où l’égale de l’homme ne sait où ranger sa féminité millénaire?

Véhiculons l’information afin de permettre à la danse orientale de retrouver l’excellente réputation qu’elle mérite depuis si longtemps.

Joyeuses Fêtes de Noël à tous!  Aïcha qui vous aime ! 🙂

J’ai pas le body pour ça!!!

ON NE DANSE PAS NÉCESSAIREMENT LE VENTRE NU !

Au téléphone avec une dame me posant des questions sur le fonctionnement des cours, je parle d’éventuels spectacles.

J’explique que je ne pousse jamais les élèves à danser en spectacle si elles ne se sentent pas prêtes.  Par contre, pour certaines, c’est une motivation essentielle que d’avoir une occasion de présenter la chorégraphie apprise durant la session.

Tout de suite, elle s’écrit : « Oh moi, vous savez, j’ai pas le body pour ça! »

Je lui apprends alors, à sa grande surprise, qu’on n’est pas obligée de danser avec le ventre à l’air.

EN ÉGYPTE, IL EST INTERDIT DE DANSER AVEC UN VENTRE DÉCOUVERT !

Saviez-vous qu’en Égypte, il est interdit de montrer son ventre?  Regardez avec attention le costume des danseuses égyptiennes et vous constaterez rapidement que leur ventre est couvert d’un filet ou d’un voile transparent.

D’où la fabrication de merveilleuses robes spectaculaires pour danser le baladi.

Je suis bien consciente que plusieurs d’entre nous rechignent à montrer les séquelles d’une grossesse ou d’une opération.

Je trouve qu’il est plutôt rassurant de savoir que nous pouvons  profiter d’une loi égyptienne, finalement très avantageuse.

Alors, ne donnez plus cette raison, elle ne tient plus la route.  La danse orientale (baladi) est un loisir qui apporte bien plus que de l’exercice corporel.

Le simple fait de rapidement vous rendre compte que vous exécutez facilement un mouvement qui tire des « oh! » et des « ah! » à vos amis(es), remontera votre moral d’un bon mètre!

Passez une très belle journée!  Aïcha qui vous aime 🙂

Combattre la dépression par la danse

COMBATTRE LA DÉPRESSION PAR LA DANSE ?

Plusieurs recherches scientifiques démontrent que pratiquer régulièrement la danse est une thérapie efficace contre la dépression.

LA RELAXATION

Tous les danseurs vous diront que même si physiquement la danse peut fatiguer, mentalement, elle donne une belle énergie.  Combien de mes élèves m’ont dit, avant de quitter leur cours : « Et dire que j’étais épuisée quand je suis arrivée.  Là, je pète le feu! »

En effet, la concentration intense que nécessite la danse interromprait le schéma de pensée négative associé au stress et à la dépression. Si les gens peuvent réussir à se libérer de leurs pensées négatives, pendant quelques minutes, ils réalisent ensuite que cette liberté est possible.

Cynthia Quiroga Murcia, chercheuse à l’Université de Goethe en Allemagne, s’est penchée sur les effets de la danse du point du vue hormonal. Pendant son étude, 22 personnes ont été examinées après avoir dansé.

Leur taux de cortisol, une hormone du stress, avait diminué. La musique était en cause.

LA THÉRAPIE PAR LA DANSE

La kinésithérapeute suédoise Anna Duberg s’est intéressée aux effets de la danse solo sur 59 filles âgées de 12 à 18 ans ayant des troubles psychosomatiques liés à leur mal-être.

L’expérience consistait à participer à un cours de danse deux fois par semaine. En plus de l’échauffement et de l’enseignement des pas, chaque cours comportait un moment de chorégraphie libre en étant axé sur la joie du mouvement et non la performance.

Toutes les participantes devaient répondre régulièrement à un long questionnaire d’évaluation.

Après huit mois, leur état s’était amélioré par rapport au groupe n’ayant pas participé aux cours. 91 % des danseuses ont qualifié cette expérience de positive. Un an après, les bénéfices étaient toujours présents.

Anna Duberg décrit la danse comme un moyen de favoriser les pensées et émotions positives, et de croire en sa capacité à affronter les problèmes. Participer à une activité physique lorsque l’on est jeune, sans compétition avec les autres, améliore l’estime de soi. La danse peut fournir une opportunité pour améliorer la perception de son corps et réduire les déséquilibres liés aux stress.

LE TRAITEMENT PAR LES COURS DE DANSE

Dans une étude menée par Matt Birks, Maître de conférences à l’Université de Derby au Royaume-Uni, 24 personnes âgées de 21 à 54 ans, diagnostiquées dépressives à des degrés divers, certaines sous antidépresseur, ont ainsi été conviées à participer à un cours d’une heure chaque mercredi après-midi pendant neuf semaines.

Des améliorations de leur santé ont été notables dès la quatrième semaine et ont été encore plus nettes à la huitième. Quatre d’entre elles n’ont même plus du tout eu de symptôme de dépression à la fin. Elles ont dit se sentir plus heureuses et en meilleure forme.

Le chercheur explique ces résultats par les bienfaits de l’exercice physique, mais aussi par les interactions sociales, le partage d’une expérience, la concentration sur l’apprentissage d’une nouvelle compétence et la confiance en soi que la danse apporte.

UNE CURE INTENSIVE DE DANSE

Une étude de l’Université de Selcuk en Turquie a examiné les effets de la danse sur la dépression. 120 étudiants volontaires de 20 à 24 ans, hommes et femmes, ont suivi un programme de danse assez intensif, consistant à presque dix heures de cours sur trois jours par semaine pendant douze semaines. Les cours comprenaient de la rumba, de la valse et des exercices de danse classique. À la fin des douze semaines, le niveau de dépression des étudiants ayant suivi ce programme a été diminué de façon significative.

LA THÉRAPIE PAR LA DANSE ET LE MOUVEMENT

Dans une étude coréenne consistant à laisser surgir les mouvements de manière spontanée selon ses émotions, sensations et pensées. Pendant douze semaines, 16 adolescentes souffrant de dépression légère ont participé à une classe de thérapie par le mouvement.

Cette étude a rapporté une amélioration importantes des symptômes liés la dépression, tels que la somatisation et l’anxiété. Une libération de la tension et une augmentation de l’estime de soi ont été mis en évidence.

Les auteurs pensent que les résultats sont dus à la relaxation musculaire et au changement de concentration d’hormones. Une diminution du niveau de sérotonine, hormone impliquée dans les désordres tels que le stress, l’anxiété, les phobies et la dépression, ainsi qu’une augmentation de la dopamine ont été constatés.

Toutes ces études corroborent le fait que la danse diminue le stress grâce à l’attention portée aux mouvements et à la musique.

La nature même de la danse aide à combattre le repli sur soi impliqué par la dépression. Les émotions refoulées peuvent être libérées. La posture du corps est ouverte, optimiste.

Les interactions sociales contribuent aussi à une augmentation de la confiance.

Non seulement danser permet de soulager les déprimes passagères, mais les recherches démontrent que cela peut également avoir un effet significatif sur les personnes souffrant d’une réelle dépression.

Vous avez envie de commenter ?  Je vous invite à le faire.  Aïcha 🙂