LA TECHNIQUE ? POURQUOI ?

JE VEUX JUSTE AVOIR DU FUN !

Je commence toujours un cours de danse orientale en expliquant à mes élèves débutantes qu’au moment où je mettrai plus d’emphase sur la technique,  je ne veux surtout pas qu’elles me répondent :

« Oui, mais moi, je viens juste  pour avoir du fun! »  OK! Alors pourquoi payer pour mal apprendre ?

Cela ne veut pas dire que nous n’ayons aucun plaisir dans mes cours de baladi.  Au contraire, mes élèves me trouvent très drôle avec mes exemples loufoques, faits exprès pour qu’elles s’en souviennent.

L’IMPORTANCE DE LA RIGUEUR

La technique est stimulante artistiquement.

La pratique favorise la force, la souplesse, la musicalité et  la dynamique chez le danseur.

La manière de procéder vous empêche de vous blesser en faisant un faux mouvement.

La technique vous habitue à la rigueur dont vous aurez besoin si jamais vous décidez de pousser plus loin dans la danse du ventre.

Placée devant un énorme problème de la vie, il m’est souvent arrivé de me dire: « Tu as été capable d’arriver à exécuter un shimmy tout en exécutant une rotation du torse? Bien là, tu vas être capable de passer au-travers cette nouvelle épreuve.»

Et cela fonctionne !

UNE BONNE TECHNIQUE ET DU PLAISIR !

Pour moi, il est tout aussi important d’avoir du plaisir dans mes cours que d’acquérir un bon procédé.

Vous payez pour un cours ? Aussi bien payer pour apprendre comme il faut et ce, dès le début!

Excellente journée à vous tous et toutes !  Aïcha 🙂

 

HISTOIRE DU BALADI – TAHIA CARIOCA (1915-1999)

BADIA BASSABNI

Vers la fin des années 30, une dame appelée Badia Bassabni loue le Sendex Club au Caire qu’elle rebaptise le Sala Badia.

Une scène est installée et elle engage des artistes. Comme, plus jeune, elle chantait et dansait, elle prend sous son aile une jeune fille nommée Taheya Mouhammad.

Elle forme cette jeune artiste avec un talent frôlant le génie.

En effet, jusque-là, les danseuses orientales dansaient simplement en bougeant le bassin et le torse. Les bras demeuraient le long du torse et les jambes immobiles.

 

MAINTENANT, ON SE DÉPLACE QUAND ON DANSE !

Pour la grande scène de son cabaret, elle doit innover. Elle demande donc à sa protégée de tournoyer et de serpenter les bras au-dessus de la tête et au niveau du torse.

Badia ajoute même des figures empruntées au ballet, à la valse et au tango.

Taheya s’exécute et complète son style en dansant avec une économie de mouvements impressionnante. Elle est toute en lenteur, très sensuelle.

Comme la jeune femme excellait dans une danse brésilienne, nommée la carioca, elle devient Taheya Carioca. Ce sera un coup de foudre de la part du public.

 

Voilà donc une part d’histoire de la danse orientale que je désirais vous partager.  Aïcha 🙂

L’ENSEIGNEMENT DE YOUSRY

PREMIER STAGE À NEW YORK

C’était mon premier atelier de danse orientale intensif.  Je venais d’arriver à New York, en compagnie de mon professeur et mentor, Nagwa, et j’attendais nerveusement l’arrivée du maître de danse : Yousry Sharif.

Quand je l’ai vu s’avancer, je le buvais des yeux. Solennellement, il s’est placé au centre de la salle, devant nous, et nous a regardées lentement.  Nous fondions littéralement dès que nous sentions son regard sur nous.

LA PHRASE QUI CHANGEA MA VIE…

Puis, d’une voix grave,  il a dit : «  It’s easy to dance! Put a foot after the other foot! »  Cela a changé ma vie de danseuse!  Mettre un pied après l’autre. .. Cette phrase semble anodine pourtant elle est tellement vraie.

Combien de fois ai-je vu des élèves se compliquer la vie en voulant absolument utiliser le pied sur lequel reposait leur poids alors que l’autre était pointé.

MAIS DANSER… C’EST DIFFICILE…

Il y a cette croyance qui dit que danser est difficile…  Pas tant que ça!

D’ailleurs, ce qui m’a frappé chez tous les maîtres de danse baladi que j’ai rencontrés, c’est cette aisance qu’ils avaient tous.

C’est vrai, pourquoi nous compliquer la vie?  Bien sûr, il y a la technique à respecter mais danser n’est pas si difficile que ça, dès qu’on en a maîtrisée tous les aspects.

C’est la pensée que je m’efforce de transmettre à mes élèves dans les cours de danse du ventre.  Je veux qu’elles cessent d’avoir peur.  Je veux qu’elles se détendent.  Je veux qu’elles s’amusent…

Comme disait Anne Hébert : «La danse, n’est-elle pas la marche dans son apothéose; marche noble, dépouillée d’un but utilitaire, et libre comme un jeu d’enfant ?  »

Passez une très, très belle journée!  Aïcha 🙂

Un voyage à peu de frais !

D’OÙ VIENT LA DANSE ORIENTALE ?

La danse du ventre est née en Egypte.

Elle comprend divers styles dont le « sharqi »  ou « sharki » qui est une danse telle que nous sommes habitués(es) à la voir dans les restaurants : classique, simple et sans autre accessoire qu’un simple voile.

Il y a également le style « baladi » qui s’apparent à la danse du peuple, moins stylisée et un peu plus sautillante.  D’ailleurs, « baladi » veut dire « mon pays ».

Le « saïdi » qui lui, est clairement folklorique, plus « groundé » et combien énergisant.

La danse « haggala », « fellahi », « taksim » démontrent le styles de diverses régions orientales.

Chaque accessoire amène aussi un genre différent :

– le voile qui prend son origine dans l’apparition des premiers cabarets;

– la canne (assaya);

– le candélabre (shamadan) muni de chandelles allumées que l’on porte sur la tête;

–  la melaya (couverture) dans laquelle on s’enveloppe selon les us d’Alexandrie, port d’Égypte;

– et encore tellement d’autres accessoires.

 

UN VOYAGE PAS CHER DU TOUT !

Tellement de régions peuvent être abordées à l’Académie de Danse Orientale de Québec que s’adonner à la danse orientale, c’est entreprendre un grand voyage, à peu de frais !

Inscrivez-vous pour la session Printemps et changez votre vie!

Bonne journée! Aïcha 🙂