UN VOYAGE EN TURQUIE : BURSA, ville de la soie !

Tout d’abord, voici la suite de notre premier voyage en Turquie, accompagnés d’élèves de l’Académie de Danse Orientale de Québec.

ARRIVÉE À BURSA

Premièrement, après les formalités de l’hôtel, nous rangeons nos valises dans nos chambres.

Deuxièmement, nous partons en expédition.

Comme les rues sont encore plus étroites qu’à Istanbul, nous laissons le mini-van dans le stationnement de l’hôtel. Nous partons à pied, mais il fait très chaud, 35° C. Par conséquent nous désirons d’abord nous procurer de l’eau embouteillée.

UN BOUTON DE ROSE

Nous nous arrêtons donc dans un petit magasin situé au côté d’un fleuriste.

Pendant que Conrad et Louis procèdent à l’achat de bouteilles d’eau, une femme sort de la boutique fleurie et nous offre, à chacune des filles, un bouton de rose blanc.  Je souris et la remercie vivement.

Nous prenons une photo que nous lui promettons de lui envoyer. Conrad n’en revient pas de la gentillesse de cette dame: «Sont-il toujours aussi gentils ?» C’est le souvenir que nous en avons, Louis et moi.


LES FRUITS ÉCLATENT COMME DES BOMBES

Deux rues plus loin, un marchand nous fait goûter à une sorte de fruit vraiment bizarre, quoique très savoureux.

Avec force gestes, il nous explique que nous deviendrons très forts si nous les mangeons. Par conséquent, nous lui en achetons deux.

Cependant, il fait si chaud (maintenant 37° C à l’ombre) que les fruits fragiles éclatent dans le sac, avant même que nous ayons atteint la rue suivante.

LE REPAS DU MIDI

Attablés dans un petit restaurant qui porte le nom d’une spécialité du coin, l’Iskender Kebap, nous goûtons cette spécialité.

Cependant, la bouffe vaut à elle seule, ce voyage car pour moi, on en a même préparé une version végétarienne. Par conséquent, ce souvenir restera impérissable.

L’EXPLORATION CONTINUE

Après cela, nous allons visiter un « han » (immeuble de commerce) tout en pierres, appelé Koza Hani et construit en 1491: deux étages de magasins qui donnent sur une cour intérieure aux fleurs incroyablement superbes.


UNE INTENSE CHALEUR

Les boutiques de vêtements, de foulards, de pièces de tissus en soie défilent les unes après les autres. La chaleur est tellement intense, qu’à chaque fois que nous remarquons un système de climatisation dans un magasin, nous entrons « chercher » un objet particulier.

Jamais, nous n’avons expérimenté une chaleur comme celle-là.

LE SOIR ARRIVE ENFIN…

C’est pourquoi quand le soleil se couche enfin, nous sommes tous soulagés: la température sera moins excessive.

Ayant acheté divers objets et tissus de qualité, nous revenons ensuite souper à l’hôtel.

Après le repas, nous appelons un taxi. On veut se rendre dans des thermes réputés : le Eski Kaplica, ce qui veut dire « Vieux Bains» (prononcer « Eski Kaplidja »), datant de la fin du XIVe siècle.


L’EXPÉDITION

Lorsque le véhicule arrive, nous réalisons rapidement que nous pourrons tous y monter si deux d’entre nous acceptent de s’installer dans le coffre arrière (modèle hatchback).

Alors, Conrad et Chantal grimpent aussitôt dans cet espace inconfortable, avant même que j’aie fini d’exprimer mon incrédulité. La Turquie n’étant pas le Québec, nous nous entassons dans la voiture, sans plus rien dire.


LA PEUR DE NOTRE VIE

Cependant, en cours de route, nous entendons Chantal et Conrad crier de peur.

Inquiets, nous nous retournons tous, juste à temps pour voir arriver sur notre taxi un énorme autobus empli de gens.

Le conducteur, au large sourire, conscient de la peur qu’il provoque, s’arrête à environ un millimètre du pare-choc arrière… j’exagère à peine!

Soulagés d’avoir évité l’accident, tous les passagers rient comme des fous de la peur inscrite sur le visage de Chantal et Conrad.

VISITE AU HAMMAM

Après cela, quand nous arrivons au hammam, nous débarquons enfin sains et saufs de la voiture. Cependant, après avoir payé notre entrée, on sépare les femmes des hommes.

En d’autres termes, nous sommes dirigées vers le quartier féminin. D’autre part, nous sommes curieuses, alors nous entrons deux par deux dans de petits vestiaires pour nous déshabiller.  C’est là que nous recevons une serviette dans laquelle nous envelopper.

Ainsi transformées, nous pénétrons enfin dans la salle des thermes.


LES LIEUX

Il y a une source d’eau très chaude (45 °C!) jaillissant d’un mur par la bouche de la tête d’un lion doré, ancré dans le roc.

Cette eau se déverse dans une petite cuvette de marbre qui elle-même coule dans une grande piscine, de marbre également, et qui est située au centre de la pièce.

Tout autour, le long des murs de la pièce, à intervalles réguliers, de petits éviers reçoivent de l’eau fraîche, au moyen d’un robinet doré que nous ouvrons quand nous désirons nous rafraîchir par ablution.

LE MASSAGE AU GANT DE CRIN

Le plus important, à l’entrée de cette salle, figurent deux tables basses de marbre, ressemblant à nos autels chrétiens. Cependant, elles permettent à des clientes nues de s’étendre afin de recevoir des massages savonneux au gant de crin, réalisés par des femmes turques spécialement formées.

Ces spécialistes aspergent ensuite leur cliente d’eau froide en alternance avec de l’eau très chaude jusqu’à ce qu’elles soient entièrement rincées.

Cependant, nous observons tout cela, du coin de l’oeil, légèrement impressionnées.


MOMENT ENVOÛTANT

Avant d’entrer dans la piscine, nous devons nous rincer avec l’eau puisée au moyen de bols de plastique flottant dans les éviers.  Ensuite, nous nous asseyons sur des bancs de marbre installés dans la piscine. Le plus important est de respirer doucement, afin de laisser les lieux nous imprégner de leur histoire.

Les échos d’un appel à la prière s’insinuent dans la salle jusqu’à nos oreilles.  Bercées par l’eau chaude, le son lointain et mystérieux nous laisse sans voix. Nous savons pertinemment que ce moment inoubliable et complètement magique, restera gravé dans nos mémoires.

UNE TOUCHE DE SUCRE APPRÉCIÉE

À la sortie des thermes, nous allons dans une pâtisserie située tout près et nous nous asseyons à une table.

Les desserts sont sublimes, surtout qu’ils sont très frais.

Les filles racontent aux gars ce qu’elles ont vécu et les hommes nous parlent de leur expérience.

LE GÉANT RIDICULE

Cependant, nous manquons nous étrangler avec leur récit.

Surtout que nous rions à nous défaire les côtes parce que nous apprenons que nos chums ont eu à mettre des sandales de type Scholl, trop petites pour leurs pieds.

Par conséquent, imaginez mon époux, un grand bonhomme de six pieds, deux cent livres en sandales de bois avec une petite serviette autour des hanches…  Hilarant!

LE RETOUR À L’HÔTEL

Pour rentrer, nous voilà obligés de nous entasser sept dans un minuscule taxi:  par exemple, Chantal s’installe sur Conrad, au côté du conducteur et les quatre autres, s’assoient sur le siège arrière!  Nous avons ri comme des fous jusqu’à l’hôtel.

S’IMPRÉGNER DE LA VILLE

En conclusion, lorsque nous sommes descendus du taxi, nous décidons, d’un commun accord, de continuer cette soirée fabuleuse en allant prendre un breuvage sur un promontoire permettant l’observation de Bursa, toute illuminée.  Quelle vision, quelle paix !… à suivre

Bonne semaine ! Aïcha J

HISTOIRE DU BALADI – Sahra Saeeda

Sahra Saeeda a dansé et enseigné la danse orientale folklorique égyptienne dans le monde entier.

Ayant débuté en danse moderne, elle s’intéresse ensuite à  la danse orientale, au baladi, où elle décide de faire carrière. La culture égyptienne l’attire aussi.  C’est ce qui la pousse à préparer une maîtrise en ethnologie de la danse. Grâce à ce programme, elle rencontre Farida Fahmy qui l’aide a rechercher un Maitre en Égypte et  à préparer une audition pour l’hôtel 5 étoiles Meridian-Heliopolis, qu’elle passe avec brio.

Sahra s’est produite dans plus de 1600 spectacles au Caire, où elle séjourne pendant plus de 6 ans.

Durant cette période, elle enregistre plusieurs CD avec son groupe “Sahra Saeeda”, “Music for Egyptian Dance”, et “Layali Zaman” ainsi que plusieurs DVD de son spectacle  “Sahra – Direct from Cairo”, “Ahlan, Ahlan”, et “Sahra Saeeda”.

Après avoir terminé sa maîtrise, Sahra Saeeda retourne aux États-Unis en 1995 afin d’y déposer sa thèse. Elle est engagée par le célèbre club «The Cascades » à Los Angeles, en Californie.

Elle lance ensuite sa propre compagnie de danse « Ya Amar! », aujourd’hui dissoute.

Sahra Saeeda donne maintenant des ateliers de danse orientale, de baladi, de danse du ventre, ainsi que des conférences très recherchées.

Bonne semaine, tout le monde !  Aïcha 🙂

L’INFIRMIÈRE QUI VOULAIT DANSER…

Dans mes cours de baladi, parmi mes élèves, se trouve une jeune femme pour laquelle j’éprouve beaucoup d’admiration.

Elle travaille comme infirmière, une semaine sur deux ce qui ne rend pas facile la prise de cours de danse puisqu’elle est absente à toutes les deux semaines.

Elle n’a pourtant jamais lâché : s’organisant avec d’autres élèves en danse orientale pour pratiquer l’enchaînement dont elle avait manqué l’enseignement.

Avec l’avènement de Facebook, j’ai pu créer des groupes secrets dans lesquels j’insérais le vidéo de la semaine.  Cela lui permettait ainsi de voir ce qui avait été démontré pendant son absence et de pratiquer.

Elle a réussi à faire partie de chacun des spectacles et je l’ai vu s’améliorer malgré son « handicap ».

Comme quoi, quand on veut, on peut !

Prenez, vous aussi, votre résolution. Bonne et Heureuse Année 2019 et bonne semaine à tous!  Aïcha J

SAVEURS ORIENTALES : Couscous Royal   (ALGÉRIE)

Depuis plus de 30 ans que je pratique la danse orientale (baladi).  Cela m’a amenée à côtoyer des Égyptiens, des Libanais et surtout, des Turcs, je mange énormément de leurs plats fabuleux et savoureux.  L’idée m’est donc venue de vous présenter des recettes qui, chez moi, font partie de ma vie courante car trop bonnes pour s’en passer…

Cette semaine, je vous présente une recette idéale pour jeter une touche d’originalité à vos agapes du temps des fêtes : le couscous royal.

INGRÉDIENTS :

  • 2 tasses de couscous, grosseur moyenne
  • 2c. à soupe d’huile d’olive
  • gigot d’agneau
  • 8 pilons de poulet
  • 8 saucisses merguez
  • 3 oignons
  • 5 carottes
  • 5 tomates
  • 1 gros navet
  • 4 courgettes
  • 3 branches de céleri avec ses feuilles
  • 2 boîtes de pois chiches
  • 2 c. à soupe de concentré de tomate
  • 4 tasses d’eau
  • Sel et poivre
  • 1 c. à café de paprika
  • 1 c. à café de gingembre
  • 1 c. à café de curcuma
  • 1 c. à café de persil
  • 1 c. à soupe de ras el hanout
  • 1 tube de sauce harrissa

PRÉPARATION:

 Préchauffer le four à 400 C

AGNEAU :

Verser l’huile d’olive dans un gros poêlon. Couper le gigot en cubes et les faire revenir, une fois l’huile chaude.  Y ajouter l’un des 3 oignons et faire dorer.  Réserver.

LÉGUMES :

Dans un gros chaudron, dorer les 2 oignons restants pendant 10 minutes. Ajoutez le curcuma, le gingembre, le paprika et le ras el hanout.  Saler et poivrer.

Bien mélangez.

Peler les tomates et couper en petits morceaux.

Ajouter dans le chaudron avec le concentré de tomates et le céleri coupé en petits morceaux.

Faire cuire 40 à 50 minutes.

Laver les carottes et éplucher le navet.

Couper en gros morceaux et ajouter dans le chaudron.

Laisser cuire pendant 40 minutes.

Ajouter les courgettes entières et les pois chiches et continuer la cuisson pendant 20 minutes.

POULET  & MERGUEZ :

Assaisonner les pilons de poulet avec du sel, du poivre, du paprika, du gingembre et du persil.

Disposer les pilons dans un plat allant au four et enfournez pendant 15 à 20 min.

Faire cuire les merguez au grill du four jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.

COUSCOUS :

Faire bouillir l’eau et la verser sur le couscous dans un grand bol en aluminium.

Mélanger et laisser reposer.

Lorsque bien gonflé, il faudra travailler le couscous afin qu’il ne présente plus de grumeaux.

Pour ce faire, ajouter 2 c. à soupe d’huile et travailler avec les mains afin de défaire tous les grumeaux.

PRÉSENTATION

 Déposer le couscous dans un plat et faire un trou central.

Ajouter la sauce et déposer les viandes et les légumes.

Il ne reste plus qu’à savourer avec vos invités.

Bon appétit et JOYEUX NOËL ! Aïcha 🙂