GAMILA ASFOUR, MAÎTRE DE DANSE ORIENTALE

LA GRANDE GAMILA ASFOUR !

Quand j’ai débuté la pratique de la danse orientale, je prenais mes cours à Saint-Jérôme où Nagwa se déplaçait chaque semaine pour enseigner.

Très rapidement, j’ai voulu aller plus loin et en savoir toujours plus sur les voies et les avenues de la danse du ventre.

Un jour, Nagwa me dit : « Pourquoi ne viendrais-tu pas suivre un cours de baladi à Montréal avec moi?  Gamila enseigne et tu pourrais te joindre à nous… »

Tout de suite, l’idée m’a paru excellente et j’y suis allée.  J’ai rencontré le grand maître de danse.  Celle dont j’entendais parler comme étant la grâce et la grandeur au naturel.

Avec exaltation, j’ai suivi plusieurs cours puis j’ai rencontré l’âme sœur, je suis tombée amoureuse et j’ai décidé d’aller rejoindre mon bel amour…  à Québec!

J’ai ouvert l’Académie de Danse Orientale de Québec et je me suis mise à parler de mes mentors, à mes élèves.

Je leur disais combien j’avais envie qu’elles la rencontrent.  Combien Gamila était grande.  « Vous verrez, elle mesure au moins 6 pieds! » répétais-je à mon groupe.

Et l’idée a germé…  Pourquoi ne pas la faire venir pour un atelier de formation ?

ATELIER DE FORMATION

Enthousiaste, j’ai organisé la rencontre.  Je ne cessais de répéter : « Vous verrez comme elle est grande! »

Puis, le jour de l’atelier est enfin arrivé.  La porte du local s’est ouverte et Gamila est entrée…

Et j’ai constaté que ses yeux arrivaient à la hauteur des miens.  Gamila ne faisait pas plus de cinq pieds, cinq pouces.  Surprise, je l’observais avec attention…

Et soudain, la magie a opéré.

Le cours a débuté et j’ai vu de mes propres yeux, ce maître grandir devant moi.

Pour danser, elle a rejeté la tête en arrière, le menton vers le haut, les épaules et le torse bien redressés et les bras relevés.  Médusée, je l’ai vue atteindre six pieds.  Quelle belle leçon de posture, j’avais sous les yeux!

GAMILA ASFOUR, L’IMMORTELLE

Depuis, dès que je m’avance sur scène, à quelques secondes de mon entrée, inévitablement, je la revois et je redresse le torse, les épaules, la tête et les bras.

C’est là que j’ai compris que Gamila est immortelle.

Bonne journée à vous tous! Aïcha XX

SAVEURS ORIENTALES : Le fameux sütlaç (TURQUIE)

Depuis plus de 30 ans que je pratique la danse orientale (baladi), j’ai eu à côtoyer des Égyptiens, des Libanais et surtout, des Turcs, je mange énormément de leurs plats fabuleux et savoureux.  L’idée m’est donc venue de vous présenter des recettes qui, chez moi, font partie de ma vie courante car trop bonnes pour s’en passer…

Cette semaine, je vous présente le sütlaç (prononcer « sutlatch »), fabuleux riz au lait sucré.

INGRÉDIENTS :

  • 2 tasses 1/2 de lait;
  • 1/2 tasse sucre en poudre;
  • 1/2 tasseriz à pilaf;
  • 1 c. à soupe comble de fécule de maïs;
  • 1 c. à café de mastic* (facultatif et si trouvé dans épicerie spécialisée turque ou grecque);
  • 1 c. à thé de sucre vanillé

*Le mastic est une substance jaunâtre se présentant sous forme de petits cristaux à l’odeur de pin.  Elle est recueuillie naturellement sur le tronc du lentisque-pistachier, arbuste buissonnant d’un à deux mètres de haut, très répandu en Grèce et en Turquie.  La recette se fait aussi sans mastic mais, à mon avis, vous perdez la saveur typique de ce desset

PRÉPARATION :

 Mettre  2 tasses de lait à bouillir dans une casserole;

Ajoutez le sucre en poudre;

Laisser cuire jusqu’à ce que le sucre ait fondu;

Faire cuire le riz durant 20 min. à l’eau bouillante et l’égoutter;

Incorporer dans le lait sucré et porter le tout à ébullition;

Mélanger au fouet, 1/2 tasse de lait restant avec la fécule de maïs;

Lorsque le riz a bouilli, ajouter le mastic et le sucre vanillé et mélanger;

Verser le lait à la fécule dans la préparation au riz;

Fouetter sur le feu une dizaine de minutes jusqu’à obtention d’une crème épaisse;

Avec une petite louche, répartir cette crème dans des bols, placés sur une plaque emplie de glaçons;

Dorer la surface du dessert sous le gril du fou.  Servir frais.

Bon appétit et bonne semaine !  Aïcha 🙂

 

VOYAGE EN TURQUIE : Istanbul, nous revoici !

PREMIER VOYAGE AVEC DES ÉLÈVES DE BALADI

En 2006, j’ai organisé notre premier voyage incluant des étudiantes de l’Académie de Danse Orientale de Québec (enseignement du baladi).

Nous étions 6 : mon époux, 3 élèves, le conjoint de l’une d’entre elle et moi-même.

Le vendredi, 11 août 2006, nous quittons l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau pour Amsterdam à 19h30. L’heure d’arrivée est prévue pour 7h33 (heure d’Amsterdam) et la durée du vol comprend 6 heures pendant lesquelles nous essaierons de dormir.

Dans la matinée, nous prendrons ensuite un second avion pour Istanbul, à 10h00 et arriverons à 13h55, dans la ville magique turque.

Notre séjour prévoit  3 jours au Celal Sultan Oteli à Istanbul, dans le quartier de Sultanahmet, puis le tour de la mer Égée pendant 9 jours et un retour de 2 jours à Istanbul, une escale à Amsterdam d’un jour avant de retraverser l’océan Atlantique vers Montréal.

Mon élève, Chantal et son époux, Conrad font leur tout premier voyage en avion : tout un baptême de l’air !

ARRIVÉE À ISTANBUL

Samedi, 12 août : lorsque nous arrivons à notre hôtel, le Celal Sultan Oteli à Istanbul, il est près de 15h30.  Dans notre corps, il est 8h30 du matin et il y a 26 heures 30 minutes que nous n’avons pas fermé l’oeil.  Pourtant, le groupe est tellement excité qu’après avoir laissé nos bagages à l’hôtel, nous partons visiter le Grand Bazar.

Je suis toute émue de constater que je me retrouve dans les rues d’Istanbul comme si j’avais quitté la ville la veille.  Au bazar, je revois des gens avec qui j’ai gardé le contact (vive Internet).  Je suis folle de joie.  Nous sommes très bien accueillis.

Nous décidons de souper dans un petit restaurant que nous avions bien apprécié lors de notre premier passage.  Nous montons ensuite sur la terrasse de notre hôtel.

QUELLE VUE !

La vue nous coupe le souffle !

Devant nous se dresse la basilique Ste-Sophie, aux couleurs saumonées, avec ses quatre minarets et pour toile de fond, la mer de Marmara.  À sa droite, la Mosquée Bleue superbe avec ses six minarets ciselés, illuminés et découpés dans de la dentelle de pierre.

À gauche, le palais de Topkapi avec ses dômes dorés.  Le vent chaud nous caresse le visage.  Je pleure de joie.  Je suis enfin de retour.  Je revois Istanbul La Magnifique, ville à laquelle je n’ai cessé de rêver pendant ces deux années d’écart entre le premier et le second voyage.

Pendant que Louis, mon époux, Caroline et moi décidons de redescendre à nos chambres pour enfin dormir, mon bras droit à l’académie, Faïza, Chantal et Conrad partent à pied vers la mer de Marmara.  Ils ne ressentent pas encore la fatigue de notre longue traversée vers l’orient… à suivre

Bonne semaine à tous!  Aïcha 🙂

Pourquoi s’adonner à la danse orientale ?

Je m’adonne à la danse du ventre pour une raison bien importante:

ME DÉBARRASSER DE MES COMPLEXES!

La pratique du baladi favorise l’estime de soi et la confiance en soi.

Elle aide à prendre conscience de la beauté du corps, de ses courbes et de ses capacités.

Elle assure l’équilibre entre le corps et l’esprit en nous amenant à vivre le moment présent.

L’agilité, qui résulte de la pratique des exercices et mouvements, fait du corps un atout.

Pratiquer cette danse valorise l’image que l’on a de nous-mêmes et, par conséquent augmente la confiance en soi et envoie valser les complexes.

Passez une bonne journée !  Aïcha XX