J’ai pas le body pour ça!!!

ON NE DANSE PAS NÉCESSAIREMENT LE VENTRE NU !

Au téléphone avec une dame me posant des questions sur le fonctionnement des cours de danse orientale (danse du ventre, baladi), je parle d’éventuels spectacles.

J’explique que je ne pousse jamais les élèves à danser en spectacle si elles ne se sentent pas prêtes.  Par contre, pour certaines, c’est une motivation essentielle que d’avoir une occasion de présenter la chorégraphie apprise durant la session.

Tout de suite, elle s’écrit : « Oh moi, vous savez, j’ai pas le body pour ça! »

Je lui apprends alors, à sa grande surprise, qu’on n’est pas obligée de danser avec le ventre à l’air.

EN ÉGYPTE, IL EST INTERDIT DE DANSER AVEC UN VENTRE DÉCOUVERT !

Saviez-vous qu’en Égypte, il est interdit de montrer son ventre?  Regardez avec attention le costume des danseuses égyptiennes et vous constaterez rapidement que leur ventre est couvert d’un filet ou d’un voile transparent.

D’où la fabrication de merveilleuses robes spectaculaires pour danser le baladi.

Je suis bien consciente que plusieurs d’entre nous rechignent à montrer les séquelles d’une grossesse ou d’une opération.

Je trouve qu’il est plutôt rassurant de savoir que nous pouvons  profiter d’une loi égyptienne, finalement très avantageuse.

Alors, ne donnez plus cette raison, elle ne tient plus la route.  La danse orientale (baladi) est un loisir qui apporte bien plus que de l’exercice corporel.

Le simple fait de rapidement vous rendre compte que vous exécutez facilement un mouvement qui tire des « oh! » et des « ah! » à vos amis(es), remontera votre moral d’un bon mètre!

Passez une très belle journée!  Aïcha qui vous aime 🙂

Combattre la dépression par la danse

COMBATTRE LA DÉPRESSION PAR LA DANSE ?

Plusieurs recherches scientifiques démontrent que pratiquer régulièrement la danse est une thérapie efficace contre la dépression.

LA RELAXATION

Tous les danseurs vous diront que même si physiquement la danse peut fatiguer, mentalement, elle donne une belle énergie.  Combien de mes élèves m’ont dit, avant de quitter leur cours : « Et dire que j’étais épuisée quand je suis arrivée.  Là, je pète le feu! »

En effet, la concentration intense que nécessite la danse orientale (danse du ventre, baladi) interromprait le schéma de pensée négative associé au stress et à la dépression.

Si les gens peuvent réussir à se libérer de leurs pensées négatives, pendant quelques minutes, ils réalisent ensuite que cette liberté est possible.

Cynthia Quiroga Murcia, chercheuse à l’Université de Goethe en Allemagne, s’est penchée sur les effets de la danse du point du vue hormonal. Pendant son étude, 22 personnes ont été examinées après avoir dansé.

Leur taux de cortisol, une hormone du stress, avait diminué. La musique était en cause.

LA THÉRAPIE PAR LA DANSE

La kinésithérapeute suédoise Anna Duberg s’est intéressée aux effets de la danse solo sur 59 filles âgées de 12 à 18 ans ayant des troubles psychosomatiques liés à leur mal-être.

L’expérience consistait à participer à un cours de danse deux fois par semaine. En plus de l’échauffement et de l’enseignement des pas, chaque cours comportait un moment de chorégraphie libre en étant axé sur la joie du mouvement et non la performance.

Toutes les participantes devaient répondre régulièrement à un long questionnaire d’évaluation.

Après huit mois, leur état s’était amélioré par rapport au groupe n’ayant pas participé aux cours. 91 % des danseuses ont qualifié cette expérience de positive. Un an après, les bénéfices étaient toujours présents.

Anna Duberg décrit la danse comme un moyen de favoriser les pensées et émotions positives, et de croire en sa capacité à affronter les problèmes. Participer à une activité physique lorsque l’on est jeune, sans compétition avec les autres, améliore l’estime de soi. La danse peut fournir une opportunité pour améliorer la perception de son corps et réduire les déséquilibres liés aux stress.

LE TRAITEMENT PAR LES COURS DE DANSE

Dans une étude menée par Matt Birks, Maître de conférences à l’Université de Derby au Royaume-Uni, 24 personnes âgées de 21 à 54 ans, diagnostiquées dépressives à des degrés divers, certaines sous antidépresseur, ont ainsi été conviées à participer à un cours d’une heure chaque mercredi après-midi pendant neuf semaines.

Des améliorations de leur santé ont été notables dès la quatrième semaine et ont été encore plus nettes à la huitième. Quatre d’entre elles n’ont même plus du tout eu de symptôme de dépression à la fin. Elles ont dit se sentir plus heureuses et en meilleure forme.

Le chercheur explique ces résultats par les bienfaits de l’exercice physique, mais aussi par les interactions sociales, le partage d’une expérience, la concentration sur l’apprentissage d’une nouvelle compétence et la confiance en soi que la danse apporte.

UNE CURE INTENSIVE DE DANSE

Une étude de l’Université de Selcuk en Turquie a examiné les effets de la danse sur la dépression. 120 étudiants volontaires de 20 à 24 ans, hommes et femmes, ont suivi un programme de danse assez intensif, consistant à presque dix heures de cours sur trois jours par semaine pendant douze semaines. Les cours comprenaient de la rumba, de la valse et des exercices de danse classique. À la fin des douze semaines, le niveau de dépression des étudiants ayant suivi ce programme a été diminué de façon significative.

LA THÉRAPIE PAR LA DANSE ET LE MOUVEMENT

Dans une étude coréenne consistant à laisser surgir les mouvements de manière spontanée selon ses émotions, sensations et pensées. Pendant douze semaines, 16 adolescentes souffrant de dépression légère ont participé à une classe de thérapie par le mouvement.

Cette étude a rapporté une amélioration importantes des symptômes liés la dépression, tels que la somatisation et l’anxiété. Une libération de la tension et une augmentation de l’estime de soi ont été mis en évidence.

Les auteurs pensent que les résultats sont dus à la relaxation musculaire et au changement de concentration d’hormones. Une diminution du niveau de sérotonine, hormone impliquée dans les désordres tels que le stress, l’anxiété, les phobies et la dépression, ainsi qu’une augmentation de la dopamine ont été constatés.

Toutes ces études corroborent le fait que la danse diminue le stress grâce à l’attention portée aux mouvements et à la musique.

La nature même de la danse aide à combattre le repli sur soi impliqué par la dépression. Les émotions refoulées peuvent être libérées. La posture du corps est ouverte, optimiste.

Les interactions sociales contribuent aussi à une augmentation de la confiance.

Non seulement danser permet de soulager les déprimes passagères, mais les recherches démontrent que cela peut également avoir un effet significatif sur les personnes souffrant d’une réelle dépression.

Je vous souhaite une excellente journée!  Aïcha 🙂

Danser avec son âme…

Je ne ressens rien quand tu danses !

Je dois vous faire une confession, j’ai, un jour, malmené une de mes élèves… non pas physiquement mais en ne la lâchant pas d’une semelle et en l’empêchant de se complaire dans un rôle de victime.

Nous préparions un solo en danse orientale (danse du ventre, baladi) et elle pratiquait.  Elle connaissait parfaitement sa chorégraphie mais je la regardais danser et je ne ressentais rien.

Cela devait faire au moins trois fois qu’elle refaisait sa routine et rien ne changeait.

Je voyais bien qu’elle s’attendait à ce que je lui dise : « Bravo! Félicitations, c’est parfait! Aucune faute!… »

Et c’était vrai, c’était sans aucune erreur mais… d’une platitude extrême.

Je lui ai demandé de recommencer…  Elle s’est remise en position et a débuté sa chorégraphie pour la énième fois.  Après seulement quelques secondes, je l’ai sommée d’arrêter en disant froidement : « Recommence… »

Surprise, elle m’a regardée mais s’est remise en position de départ.  La musique a repris.  Elle a commencé…  « Stop! Recommence! »

J’ai dû lui répéter cela une bonne dizaine de fois.

Je voyais l’incompréhension dans ses yeux.  Sans dire mot, elle se replaçait et partait…

Danser avec son âme !

Puis, à la douzième ou treizième fois, je l’ai vue redresser la tête, respirer plusieurs coups, se concentrer et débuter sa danse avec une émotion dans le visage que je ne lui avais jamais vue.

Elle s’est rendue à la toute fin de sa routine et a pris quelques instants pour sortir de son état, avant de me regarder.  Moi, j’avais les larmes aux yeux, tellement sa danse m’avait bouleversée…

À ce moment, j’ai souri et j’ai murmuré : « That’s it! ».

Enfin, elle venait de danser avec son âme.  Cela en a pris du temps mais combien j’étais heureuse du résultat.

Quand elle a présenté son numéro, elle a tout simplement été extraordinaire et, si heureuse…

Quand on danse, il faut arriver à oublier tout ce qui nous entoure.  Il faut rester concentrée et se brancher sur la musique.  Alors, et seulement à ce moment, on danse en harmonie avec ce morceau et surtout, surtout, on vit l’instant présent.  Et, c’est magique !!!  Elle est là, la thérapie!

Bonne pratique et…  abandonnez-vous!  Aïcha qui vous aime! 🙂

Le langage du coeur…

La danse orientale (danse du ventre, baladi) vient d’Égypte mais les rythmes arrivent de Turquie.  C’est pourquoi mon époux, notre fils Victor et moi, sommes allés souvent dans ce magnifique pays.

Un jour que nous marchions ensemble, à flanc de montagne, dans un village turc, nous avons entendu des cris en contrebas.

Dans le champ, une paysanne du pays nous faisait un sourire et nous envoyait la main.

En chœur, nous lui avons lancé un « Iyi günler » (bonne journée, utilisé comme bonjour).  Surprise de constater que nous baragouinions sa langue, elle nous a fait signe de la rejoindre.

Comme nous avons toujours voyagé en-dehors des circuits touristiques, nous étions toujours prêts à vivre une nouvelle aventure.  En deux temps, trois mouvements, nous étions à ses côtés.

Avec un énorme sourire, elle s’est mise à parler à toute vitesse et nous ne comprenions pas un traître mot de ce qu’elle nous disait.  J’ai répondu : « Yavaş, yavaş… » (doucement, doucement).

Elle m’a prise par le bras et m’a entraînée vers une petite cabane.  Amusée, je l’ai suivie.  Mon époux et mon fils, nous emboîtèrent le pas.

Nous sommes entrés dans cette petite bicoque.  Aussi rapidement qu’un claquement de doigts, j’ai vu apparaître une table, qui était rangée sous un lit, qu’elle a dressée et nous a servi du miel, du yaourt, du fromage et une miche de pain.

Nous nous sommes attablés et nous avons dégusté.  Sans comprendre de quelle façon les gens avaient communiqué entre eux, la maison s’est remplie de modestes paysannes, tout sourire. Tout ce monde parlait et riait en même temps.

À l’aide de notre dictionnaire et avec force gestes, nous avons fini par comprendre que le miel venait des abeilles de son beau-père et que la miche de pain avait été faite le matin même par ses soins.

Quand nous avons terminé la dégustation, elle nous a sorti sa vache de l’étable afin de nous présenter la bête qui avait fourni son lait pour la fabrication du yaourt et du fromage.  Dois-je préciser que tout était FABULEUSEMENT BON?

Ce qui m’a le plus étonnée ce jour-là, c’est de constater que tout s’était passé avec tellement de chaleur, tellement de joie et d’amitié que nous n’avions même pas eu besoin de traduire ces mots qui dépassaient notre compréhension.  Nous étions comme des amis et nous parlions le langage du cœur.

N’ayant de cesse de me rappeler cet accueil si chaleureux, j’essaie de tout mettre en œuvre afin que chaque élève ressente cette chaleur humaine quand elle entre dans l’Académie.  Aïcha 🙂