DEUX SEINS QUI S’ÉCHAPPENT EN SHOW !

LE TOUT  NOUVEAU COSTUME…

Un jour, le professeur de danse orientale de mon professeur, c’est-à-dire un maître de danse reconnu, Gamila Asfour, se présente à ses admirateurs.

Ensuite, elle étrenne un tout nouveau costume éclatant de pierres et de paillettes.

TELLEMENT BELLE

Par conséquent, complètement éblouis, les gens la regardent évoluer sur la piste de danse. De même, ils suivent sa silhouette gracieuse qui tourne et virevolte.

Par exemple, sa beauté et sa grâce sont telles que même les gens travaillant aux cuisines ont cessé leurs tâches. Continuer la lecture de « DEUX SEINS QUI S’ÉCHAPPENT EN SHOW ! »

L’ENSEIGNEMENT DE YOUSRY

PREMIER STAGE À NEW YORK

C’était mon premier atelier de danse orientale intensif.  Je venais d’arriver à New York, en compagnie de mon professeur et mentor, Nagwa, et j’attendais nerveusement l’arrivée du maître de danse : Yousry Sharif.

Quand je l’ai vu s’avancer, je le buvais des yeux. Solennellement, il s’est placé au centre de la salle, devant nous, et nous a regardées lentement.  Nous fondions littéralement dès que nous sentions son regard sur nous.

LA PHRASE QUI CHANGEA MA VIE…

Puis, d’une voix grave,  il a dit : «  It’s easy to dance! Put a foot after the other foot! »  Cela a changé ma vie de danseuse!  Mettre un pied après l’autre. .. Cette phrase semble anodine pourtant elle est tellement vraie.

Combien de fois ai-je vu des élèves se compliquer la vie en voulant absolument utiliser le pied sur lequel reposait leur poids alors que l’autre était pointé.

MAIS DANSER… C’EST DIFFICILE…

Il y a cette croyance qui dit que danser est difficile…  Pas tant que ça!

D’ailleurs, ce qui m’a frappé chez tous les maîtres de danse baladi que j’ai rencontrés, c’est cette aisance qu’ils avaient tous.

C’est vrai, pourquoi nous compliquer la vie?  Bien sûr, il y a la technique à respecter mais danser n’est pas si difficile que ça, dès qu’on en a maîtrisée tous les aspects.

C’est la pensée que je m’efforce de transmettre à mes élèves dans les cours de danse du ventre.  Je veux qu’elles cessent d’avoir peur.  Je veux qu’elles se détendent.  Je veux qu’elles s’amusent…

Comme disait Anne Hébert : «La danse, n’est-elle pas la marche dans son apothéose; marche noble, dépouillée d’un but utilitaire, et libre comme un jeu d’enfant ?  »

Passez une très, très belle journée!  Aïcha 🙂

La danse des mains

TOUTES LES FINS DE SEMAINE

Avec mon professeur Nagwa, je faisais le tour des restaurants libanais et égyptiens de l’ouest Montréal et de Laval, à tous les vendredis et samedis soirs.

De temps en temps, Gamila et son époux, nous rejoignaient dans celui où nous décidions de manger.

Gamila était LE professeur de l’époque.  Celle qui avait formé Nagwa, celle à qui on rêvait toutes de ressembler un jour.  C’était un Maître de danse très respecté.

Il arrivait aussi que les membres de la troupe, dont je faisais partie, soient également au rendez-vous.  Nous avions un plaisir fou à mettre Gamila au défi.

LES DÉFIS DE GAMILA

« Gamila, est-ce que tu es capable de faire un cercle horizontal des hanches avec un shimmy et une ondulation en même temps? »  Et elle, de s’exécuter tout bonnement sans éprouver aucune difficulté.

Elle nous ébahissait.  Un jour, nous lui avons demandé : « Gamila, es-tu capable de faire danser tes mains, et rien d’autre, pendant tout un morceau de musique? »

Elle nous a regardé  avec un air amusé et nous a répondu : « Ben oui… » comme si c’était la chose la plus facile du monde.

LA DANSE DES MAINS

Nous nous sommes levées, avons pris la piste d’assaut et l’avons installée au centre.  Les musiciens ont débuté un morceau et ses mains se sont agitées.

Ébahies, nous avons observé ses mains, ses doigts et ses phalanges, se plier, onduler,  tourner, serpenter, osciller, ondoyer et se balancer au son de la musique et en suivre tous les accents.

Gamila souriait.  Elle s’amusait ferme et c’est là que j’ai compris la leçon : danser, c’est s’amuser.

Danser, c’est laisser tomber les barrières et les masques qu’on installe allègrement autour de nous et sur nous.  Danser, c’est vivre l’instant présent.  Danser, c’est apprendre à vivre simplement nos émotions telles qu’on les ressent quand on les ressent.

Je n’oublierai jamais la leçon qu’elle m’a enseignée ce soir-là.

FAITES COMME ELLE !

Faites comme elle et répétez: « Au diable, les barrières! »

Bonne super journée!  Aïcha 🙂