Une élève de baladi handicapée

LA PETITE SOEUR…

Parmi mes élèves de danse orientale, j’avais une jeune adolescente qui venait de débuter.

Par conséquent, sa maman avait pris l’habitude s’assister au cours, accompagnée de son autre fille, handicapée et munie de béquilles.

YEUX AVIDES

La petite sœur observait tout ce qui se passait avec de grands yeux insatiable.

QUESTION SURPRENANTE

Un jour, la maman me demande si sa fillette ne pourrait pas danser avec les autres, lors de la prochaine session de baladi?

Mais bien sûr ! répondis-je. En autant qu’elle ne gêne pas les autres étudiantes avec ses béquilles.

Je trouvais important que cette enfant réalise son objectif. C’est pourquoi, j’estimais qu’elle devait essayer.

UN RÊVE

Semble-t-il, c’était son rêve depuis sa plus tendre enfance et, je lui permettais de le vivre enfin.

SE FAIRE UNE PLACE

Il m’importait que ma protégée se crée un espace bien à elle. C’est pourquoi, j’insistai pour qu’elle se tienne à l’arrière de la salle afin que les autres élèves ne trébuchent pas dans ses soutiens.

MODÈLE D’ADAPTATION

Croyez-le ou non, la petite a suivi tous les cours et a trouvé un moyen d’adapter les enchaînements de façon à arriver en même temps que les autres, sur la musique.

Cette enfant m’a vraiment étonnée.  Elle était bourrée d’imagination et d’une débrouillardise à rendre un scout jaloux  !

FIN DES COURS

À la fin de la session, elle est venue me remercier, accompagnée de sa maman. 

Pourtant, elle savait bien qu’elle ne pourrait suivre le deuxième niveau car c’en était un de voile.

Par conséquent, mon élève ne pourrait jamais tenir à la fois, voile et béquilles.

SE FIXER UN BUT

Elle voulait danser et elle l’avait essayé. Le plus important était qu’elle ne s’était pas arrêtée aux obstacles.

Surtout que bien des gens l’auraient découragée ou ne l’auraient simplement pas crue capable d’accomplir cet exploit.

Mais, ma jeune élève avait merveilleusement bien réussi.  Bref, j’étais fière de cette enfant.

TOUJOURS FONCER

Ensuite, je me suis penchée et je l’ai embrassée sur les deux joues.

En outre, je lui ai dit de continuer et d’aller de l’avant… que ce serait toujours elle qui s’imposerait des limites et qu’elle n’avait qu’à les franchir une à une pour les aplatir.

SE PLAINDRE

Pour résumer, quand j’entends certaines personnes se lamenter en ayant la jouissance de toutes leurs fonctions, je repense à cette enfant et je souris.

UNE LIMITATION ? PIS APRÈS…

En conclusion, peut-on poursuivre sa vie normalement avec une limitation ? OUI, puisque qui veut fortement une chose, réalise que nul obstacle n’est difficile. .

Bonne journée!  Aïcha 🙂